Finalement, est-ce si important de savoir où est né ce petit, qu'on a couché dans une mangeoire, pour qui on a inventé le chauffage-central-à-air-pulsé-boeuf-âne, sur lequel on a tant et tant écrit, parlé, bataillé?
Moi, j'ai choisi de vous faire imaginer un village de provence, dans l'arrière pays niçois, comme Peillon, par exemple.
J'ai choisi de vous raconter les bisbilles entre le poissonnier et son apprenti, entre la villageoise riche, Amédée, et les envieux, de vous faire partager l'amitié parfumée à l'anis du Maître Queux et du Meunier. J'ai choisi de vous amuser avec cette pauvre Ernestine qui saute toujours des mailles aux bas qu'elle tricote. J'ai choisi de vous faire vibrer au son des tambourins des gitans, j'ai choisi de vous faire rêver auprès de la diseuse de bonne aventure. J'ai choisi de situer l'action autour du puits de la place principale du village, et de regarder l'ours se dandiner. J'ai envie de vous faire partager la rivalité entre le braconnier et le garde-chasse. J'ai choisi de vous faire sentir la morsure du mistral qui s'engouffre sous les capes. Mais j'ai aussi choisi de vous faire trouver la vie merveilleuse
à travers les yeux du Ravi. De vous faire savourer la chaleur des rayons du soleil, l'amitié d'un berger et de ses brebis, la solidarité des ramasseurs de bois, vieux couple qui tient debout contre vents et marées. Alors, je ne résiste pas à vous la remontrer ma composition de 2008. Juste en vous rappelant que j'ai fait les maisonnettes, ferme et moulin, mais pas les santons qui sont des Carbonnel.
Par cette réédition, je rends surtout hommage à ceux qui m'ont encouragée quand personne ne venait sur mon blog, quand personne ne s'intéressait à mes poteries, Malb, Nadia-vraie, Mado, Françoise 58, Maria et toutes ces personnes de coeur, dont vous voyez les anciens commentaires ici, sur cette saga de "terre de provence".
ET bientôt vous verrez ma composition de 2009