Ceux qui me connaissent bien savent ( tiens, au passage, merci de vos visites, même si vous ne postez pas toujours de commentaires ici ) que je suis très gourmande.
Toujours à l'affût de nouvelles recettes, j'ai plaisir à les lire, même si je ne les mets pas toujours en pratique, adorant aller au restaurant, manger chez des amis, découvrir de nouveaux goûts, de nouveaux services de vaisselle. Je suis souvent fourrée dans les magasins de déco pour la maison. Bien sûr, je n'achète rien.
Quand je travaillais, les personnes en fin de vie dont je m'occupais retrouvaient un peu d'appétit et me complimentaient toujours sur ma manière de présenter les mets. Encore une mise en scène, un plaisir des yeux que je tiens de ma mère.
Alors, la plupart du temps je suis inspirée par des créations autour de la table!
Dessous de plat:
Compotiers
Plats
en création terre.
Décor d'assiettes en création peinture sur porcelaine.
Pour l'exposition sur l'Asie, j'ai créé deux plats (qui m'ont servi pour les canapés apéritifs à Noël). J'ai pris le modèle dans un magnifique livre à la bibliothèque municipale.
Selon le modèle, le bleu aurait du être très pâle, visiblement on ne s'est pas compris avec ma prof.
Ce n'est pas grave, j'aime la forme et le relief.
Voici donc positif et négatif:

"La porcelaine, brillante et facile, est [au Japon] plutôt considérée comme un amusement, une excursion plaisante hors des sentiers de la tradition, même si depuis trois siècles, elle a acquis quelques lettres de noblesse."
Vadime et Danielle Elisseeff - La civilisation japonaise - 1987
La porcelaine japonaise (appelée "jiki") a en effet été importée de Corée au japon au 17e siècle. Ou plus exactement, ce sont des potiers coréens expatriés de force dans la région d'Arita qui sont à l'origine du développement de cet Art au Japon. Egalement très influencée par Chine des Ming, la porcelaine japonaise se popularisa alors dès le début du 18e siècle.
(source: japonismus.com)
J'ai d'abord étalé de la terre blanche au rouleau, puis j'ai découpé les contours au couteau. 
Ensuite, j'ai gravé avec des instruments de dentiste. Là, il faut de la patience, surtout pour les sortes d'écailles que vous voyez (photo au dessus), chaque
Puis j'ai mis des cales (boudins de terre sèche) dessous, tout autour, pour relever les bords légèrement.
Ensuite séchage sous sac plastique.
Puis la semaine suivante; lissage à l'estèque, fignolage des gravures. Séchage à l'air libre.
La semaine d'après, re ponçage. Gravage plus précis des motifs. Brossage pour ôter les grains de poussière de chaque interstice. Long et fastidieux, mais avec les bavardages des autres potiers, ça passe vite!
Cuisson par la prof.
Puis émaillage des parties blanches.
Puis j'ai découpé et scotché un cache en dents de scie pour masquer la partie blanche et la prof a émaillé la partie bleue unie.
Ensuite, j'ai émaillé au pinceau les détails bleus sur fonds blancs (fleurs sur un plat, feuilles aquatiques sur l'autre), brossé l'émail bleu non cuit sur les nénuphars de la partie bleue (photo de droite) pour qu'ils ressortent blancs.
Cuisson par la prof.
Compliqué, la cuisson, tout dépend de la terre (argile, grès, etc), des émaux, (oxydes, etc) la température n'est pas la même, un vrai casse-tête. Charger le four est fastidieux, il faut combiner la taille des pièces pour perdre le moins de place possible. Les plateaux qu'elle superpose sont lourds.
Surprise de la couleur, dommage qu'elle ne soit pas moins foncée.
Le croisillon (fond bleu) est fait individuellement, en plantant un instrument de potier en forme de crochet.