Bonjour, Vous trouverez ici tous les objets en terre (émaillée ou non) que je confectionne, qu'ils soient décoratifs ou utilitaires. Vous verrez aussi les porcelaines industrielles... que je peins. Bonne visite et merci pour vos commentaires.
La sapèque est une ancienne monnaie chinoise et indochinoise, en usage jusqu'au début du XXe siècle. C'était aussi la pièce de monnaie de la valeur la plus faible, une pièce ronde en cuivre ou en bronze percée au centre d'un trou carré.
Le mot français viendrait du malais sapacou (unité monétaire valant mille caxas), alors qu'en chinois la sapèque (pièce) était désignée par 钱 qián, mot qui signifie aujourd'hui « argent, pièce de monnaie ».
L'origine de cette pièce se trouve dans la standardisation de la monnaie de circulation en Chine, au cours de la dynastie Qin (-221 à -206) : les pièces devaient être rondes et percées en leur centre d'un trou carré portant deux caractères « ban liang ». Auparavant, d'autres types de monnaies existaient, en forme de couteau, de bu (outil agricole) ou de cauris (ces coquillages servaient également de monnaie).
Le trou carré des pièces permettait de les enfiler sur une barre carrée, pour les faire tourner afin de les ébarber.
Pour faciliter leur transport, les sapèques étaient réunies par des cordelettes passées dans leur trou central, constituant ainsi des cordons de 100 ou 1000 pièces. Un cordon de 1000 pièces était appelée diao.
À l'époque Tang, ces cordons de pièces furent reproduits en image sur du papier : ce furent les premiers billets de banque.
Quand j'ai décidé d'en faire pour l'expo, il ne restait plus beaucoup de temps et je ne les ai pas fignolées comme je voulais. En voici une crue:

Les voici après que je les aie émaillées et avant cuisson:
Les émaux sont des poudres vendues toutes prêtes, que la prof nous dilue dans des pots à
l'ouverture sécurisée qui nous énerve
souvent! La poudre de ceux qu'on utilise peu a tendance à s'amalgamer au fond et on s'en voit à la mélanger, avec nos cuillères trop courtes
. La prof achète régulièrement un mixeur à soupe, dont la durée de vie est aléatoire, et on fait les "cuisinières" avec un bruit d'enfer quand on n'arrive à rien avec nos cuillères. "Mélangez, prenez de la peine, c'est le fond qui colle le plus" dit une potière à ses élèves...
La cabine d'émaillage fait un potin de tous les diables et nous n'aimons pas nous en servir, mais le compresseur fait un travail plus rapide et plus régulier que nos pinceaux, sur des grosses pièces en particulier.
Sur cette photo de l'exposition, il n'y a que la sphère que je n'ai pas faite:
Vous voyez que les émaux ne "sortent" pas de le même manière sur les poissons en terre rouge ou sur les sapèques ou le gong en terre blanche.
Pour une fois, je suis contente de l'émaillage, ces nuances de bronze sont magnifiques je trouve.
Au centre, devant, c'est un gong de prière, mais je n'ai pas eu le temps de faire le bâton censé le frapper.
Je voulais aussi faire une série de cloches de prière, mais là aussi j'ai eu l'idée trop tard.
Tiens, d'ailleurs si vous savez compter, il en manque une à l'expo.