Ici, en Occident, nous découvrons la précarité, depuis plusieurs années.
Le phénomène s'accentue. Crise boursière oblige.
Les boites licencient les unes après les autres.
Les travailleurs en début et en fin de carrière sont les plus touchés, avec les femmes, inévitablement, leur place est frêle ici, pays des droits de l'homme.
Oui, ici en Occident nous découvrons que l'expansion, le toujours plus etc, c'est fini.
On est comme des enfants à qui on aurait dit que le Père Noël n'existe pas.
Comme des croyants à qui on aurait démontré que Dieu n'est qu'une invention humaine à l'image des hommes.
Comme des Occidentaux qui auraient ignoré que depuis des siècles, en Orient, en Afrique, on survit à peine, dans des conditions bien moindres que les nôtres.
Ah, c'était loin ces pays, ces ex-colonies, ces endroits où nous allions pour nos vacances de gens nantis.
Oui, nous allions là-bas comme des enfants vont au zoo, nous offriions des oboles aux pays sous-développés, geste de bonne conscience, plus facile que de s'attaquer aux lobbies. Les jeunes allaient faire leur coopé à l'étranger, les médecins allaient aider mais la formation, l'avons nous offerte là-bas, pour qu'ils deviennent autonomes?
Comme c'était facile de rentrer chez nous, de manger de bons steaks sans asticots, qui sortaient de nos frigos sans pannes électriques et de se dire "les pauvres", tout en ayant la panse bien pleine.
Mais maintenant et de plus en plus, la tendance s'inverse et nous devenons un pays sous-développé.
Je voudrais vous donner du courage à tous.
La roue tourne.
L'Inde et la Chine qui ont vécu dans la misère noire pendant que nous faisions nos liposucions et autres thérapies de gens trop riches sont en train de sortir du marasme
Oh! bien sûr leur émergence se fera lentement car elle est freinée en ce moment par la récession mondiale.
Mais nous, les Occidentaux, nous avons perdu notre combativité.
Nous n'avons pas faim depuis assez longtemps.
Les pays pauvres, eux, ils luttent, ils s'arment d'une volonté dont nous n'avons pas idée et ils vont faire pencher les plateaux de la balance d'une nouvelle façon.
Eh bien moi, je voudrais rester idéaliste.
Je voudrais que les plateaux de la balance soient équilibrés.
Je voudrais que nous ayons un niveau de vie (pas une culture hein, je prône la diversité) égalitaire sur tous les continents, dans tous les pays.
Courage à tous, il y a de la place pour tout le monde sur Terre.
Il faut juste apprendre à économiser l'eau et arrêter de surconsommer la viande qui a apauvri nos sols, ainsi que d'autres aberrations d'industries alimentaires.
Il faut nous persuader qu'il faut avoir un peu moins en Occident, laisser un peu plus en Orient et réviser nos modes de vie, trop individualistes, afin que ceux qui n'ont rien du tout, depuis des générations, puissent vivre décemment sur le sol qui les a vu naître.
Ce qui nous semble indispensable ici (ordinateurs, déplacements superflus, eau courante, ascenseurs, etc...) est une richesse rêvée, inatteignable dans d'autres pays. Prenez-en conscience quand vous serez obligés de n'avoir plus qu'un téléphone au lieu d'avoir un fixe et un portable, d'avoir une seule auto au lieu d'avoir en plus un vélo de course et une moto, etc...
Oui, nous avons besoin de courage.
Tous les changements sont difficiles, tous les changements sont périlleux, les êtres les plus fragiles ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Mais oui, nous avons le savoir faire, la force et la foi en nous-mêmes.
C'est la seule façon de nous en sortir:
FAIRE FACE!
YES WE CAN
OUI NOUS POUVONS !
Juste un petit rappel: je suis apolitique.
"L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en pleurant ou en chantant": proverbe japonais.